Blépharoplastie des 4 paupières : faut-il vraiment opérer le haut et le bas en même temps ?
Un regard tombant, fatigué, triste… Beaucoup de patients ne savent pas précisément ce qui les gêne : des paupières qui tombent, des poches sous les yeux, ou les deux ? Alors ils se disent : « Allez, je fais tout ! »
C’est ce qu’on appelle la blépharoplastie des 4 paupières : opérer le haut et le bas en une seule fois. Mais faut-il vraiment le faire ?
En tant que chirurgien passionné par le regard, je sais que le bon geste est avant tout celui dont votre regard a réellement besoin.

Que recouvre la blépharoplastie des 4 paupières ?
Sous le terme de blépharoplastie, on regroupe en réalité deux interventions distinctes. D’un côté, la blépharoplastie supérieure corrige l’excès de peau de la paupière supérieure. De l’autre, la blépharoplastie inférieure traite les poches graisseuses et le relâchement cutané sous l’œil.
Opérer les 4 paupières (et non « les deux paupières », comme on dit parfois), c’est donc réaliser les deux gestes dans la même intervention, sur les deux yeux.
→ Si votre principal souci est un regard alourdi par un excès de peau, opérer la paupière supérieure peut suffire : c’est l’opération des paupières tombantes classique.
→ En revanche, si vous vous plaignez surtout de poches sous les yeux ou d’un relâchement sous le regard, la paupière inférieure peut suffire.
Quand opérer les 4 paupières se justifie
Traiter le haut et le bas dans le même temps a du sens dans plusieurs cas :
– Les deux zones posent problème : excès de peau en haut, poches en bas ;
– Le regard a vieilli de façon globale, si bien qu’un traitement partiel créerait un déséquilibre ;
– Vous souhaitez limiter le nombre d’interventions et de convalescences.

Avant après d’une blépharoplastie des 4 paupières (supérieures et inférieures) – Dr Koppe Lyon Vienne
Une blépharoplastie peut-elle corriger tout le regard ?
Non, car chaque technique traite une zone anatomique précise.
Entre les techniques, il n’y a pas de continuité, mais des « sauts d’efficacité » : même pour deux millimètres, une technique inadaptée ne fonctionne pas. Par exemple, on ne remonte pas une pommette par la paupière inférieure. De même, traiter la patte d’oie par la paupière donne un sourcil qui tombe sur le côté et un petit bourrelet.
➡️ C’est pourquoi je parle de chirurgie du regard plutôt que de simple chirurgie des paupières : le regard est un tout. Il dépend du front, de la tempe, du sourcil, des paupières et de la pommette, qui s’influencent les uns les autres.
Ainsi, quand l’un de ces éléments est en cause, il faut le traiter avec le bon geste, comme le lifting temporal ou le midface lift.
C’est souvent le secret d’un résultat harmonieux, naturel et satisfaisant sur le long terme.
Quand traiter seulement la zone qui vous gêne ne suffit pas
En effet, la zone qui vous gêne n’est pas toujours celle qu’il faut opérer. En consultation, je rencontre trois situations :
– Résultat incomplet : vous attribuez votre regard fatigué à de petites poches, alors qu’un ptosis important est en cause ;
– Manque d’harmonie : vous opérez le bas alors que la paupière du haut est très lourde ;
– Résultat pire qu’avant : vous négligez un sourcil affaissé ou un ptosis lors d’une blépharoplastie supérieure.
Mon rôle est donc de vous le dire avant l’intervention, pas après.
Opérer en un temps : ce que cela apporte, ce que cela implique
Les avantages :
✅ Une seule intervention et une seule convalescence ;
✅ Un résultat plus harmonieux, car je pense le haut et le bas ensemble ;
✅ Une seule séance d’anesthésie (locale ou générale, à discuter en consultation).
Côté limites, les suites sont un peu plus importantes au début, même si les bleus disparaissent généralement en 10 à 15 jours. De plus, l’intervention dure plus longtemps, et le tarif correspond aux deux gestes.
Comment je décide en consultation
Tout part de l’analyse du regard : excès de peau, poches, sourcils, tonus de la paupière inférieure, forme de l’œil.
Ensuite, je vous explique ce que chaque geste apporterait, ce qu’il implique, et si je peux l’ajouter plus tard lors d’une seconde intervention. Le choix vous revient, sauf si je sais que le résultat risque d’être pire qu’avant.
Ainsi, on n’est pas toujours obligé de tout corriger, mais il faut savoir ce qui est possible.
À retenir
– Opérer les 4 paupières n’est ni obligatoire ni interdit : tout dépend de votre anatomie et de vos attentes ;
– Une blépharoplastie ne corrige que la zone qu’elle traite : ni la pommette, ni la tempe, ni le front ;
– Négliger un ptosis ou un sourcil peut compromettre le résultat : le bon choix se fait donc en consultation.
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Pour en savoir plus, prenez rendez-vous pour une évaluation personnalisée avec le Dr Koppe, à Lyon ou à Vienne.