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Les contre-indications à la chirurgie des paupières : ce qui peut m’empêcher d’opérer

On imagine souvent la chirurgie des paupières comme une intervention simple, presque légère. Quelques millimètres de peau en trop, une poche, un regard fatigué… et le tour serait joué !

En réalité, les paupières sont une zone fine, mobile, fragile, directement liée à l’œil. Opérer une paupière, ce n’est donc jamais seulement “retirer de la peau”. C’est préserver un regard, une fonction, une expression, et parfois savoir dire non.

Dr. Koppe chirurgien expert du regard à Lyon et Vienne

Une blépharoplastie se décide d’abord en consultation

Avant toute indication, il faut une analyse du visage et du regard. La paupière ne se regarde jamais seule. Il faut analyser la position du sourcil, la qualité de la peau, les poches, les cernes, le tonus de la paupière inférieure, la forme de l’œil, les asymétries déjà présentes, mais aussi la qualité du clignement et la surface oculaire.

C’est ce bilan réalisé en consultation qui permet de savoir si une blépharoplastie supérieure, une blépharoplastie inférieure ou tout autre geste complémentaire sont indiqués.

 

Ce que l’on vérifie avant d’opérer les paupières

Certaines “contre-indications” à la blépharoplastie peuvent être temporaires ou définitives. Certaines empêchent l’intervention. D’autres imposent de la différer, de l’adapter ou de demander un avis ophtalmologique.

– La première situation à évaluer est la sécheresse oculaire. Une sécheresse importante, mal contrôlée, peut être aggravée par une chirurgie des paupières, surtout si l’on retire trop de peau ou si le clignement devient moins efficace. On recherche donc des signes comme des yeux qui brûlent, une sensation de sable, des larmoiements paradoxaux, une intolérance aux lentilles ou un besoin fréquent de collyres.

– Autre point essentiel : la fermeture palpébrale. Si l’œil ferme mal, même légèrement, une chirurgie trop ambitieuse peut exposer la cornée. Or une paupière doit embellir le regard, pas compromettre la protection de l’œil.

– Certaines maladies oculaires demandent également une grande prudence : pathologie de la cornée, antécédents de chirurgie oculaire récente, inflammation chronique, troubles du film lacrymal, ou maladie thyroïdienne avec yeux proéminents. Dans ces cas, l’indication doit être discutée au cas par cas.

 

Chirurgie des paupières et glaucome : est-ce incompatible ?

La question de la chirurgie des paupières et glaucome revient souvent, or ce dernier n’est pas toujours une contre-indication absolue. 

En revanche, il impose de connaître la situation ophtalmologique du patient : type de glaucome, traitement en cours, stabilité de la pression intraoculaire, antécédents chirurgicaux, collyres utilisés.

Certains traitements peuvent irriter la surface oculaire ou accentuer une sécheresse. Certains patients ont aussi une fragilité oculaire qui nécessite un avis spécialisé avant d’envisager une chirurgie. 

les contre-indications à la blépharoplastie | Dr. Koppe

Les contre-indications générales à toute chirurgie

Comme pour toute chirurgie, l’état général compte, et ce, même lorsque la blépharoplastie est réalisée sous anesthésie locale. 

Un diabète mal équilibré, des troubles importants de la cicatrisation, certaines maladies auto-immunes actives, une infection en cours, un tabagisme important ou un traitement anticoagulant non adaptable peuvent modifier l’indication.

Il faut aussi parler des attentes : une demande irréaliste, une obsession d’un détail minime, une volonté de transformer complètement le regard (type “fox eyes”) ou de copier une tendance peuvent m’empêcher d’opérer.

La chirurgie esthétique des paupières fonctionne bien lorsqu’elle respecte l’anatomie. Elle fonctionne mal lorsqu’elle cherche à fabriquer un autre visage.

 

Quels sont les examens à faire avant une blépharoplastie ?

Certains examens sont à faire avant une blépharoplastie et dépendent de la situation du patient.

En consultation, l’examen clinique recherche l’excès de peau, les poches, la position du sourcil, la qualité de fermeture de l’œil, le tonus de la paupière inférieure et les signes de sécheresse. 

Les examens à faire avant une blépharoplastie peuvent donc inclure un bilan ophtalmologique, une évaluation de la surface oculaire, parfois un champ visuel si la paupière supérieure tombe au point de gêner la vision. 

 

Quand faut-il différer l’intervention ?

Il existe des situations où il vaut mieux attendre : une irritation oculaire récente, une conjonctivite, une sécheresse non traitée, une chirurgie ophtalmologique récente, une période de grande fatigue, un traitement médical en cours d’ajustement, ou simplement une indication encore floue.

Les opérations des paupières demandent de la précision. 

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Le Dr Koppe au bloc opératoire

FAQ

1. Quelles sont les contre-indications à la blépharoplastie ?

Les contre-indications à la blépharoplastie ne sont pas toutes définitives. Certaines imposent simplement de différer l’intervention, de l’adapter ou de demander un avis ophtalmologique.

Les principaux points de vigilance sont :

– une sécheresse oculaire importante ;
– une mauvaise fermeture des paupières ;
– une pathologie de la cornée ;
– une inflammation oculaire chronique ;
– une chirurgie oculaire récente ;
– un glaucome instable ou mal équilibré ;
– une maladie thyroïdienne avec yeux proéminents ;
– un risque cicatriciel particulier, notamment en cas de tabagisme important ;
– un risque de saignement ou d’hématome, notamment en cas de traitement anticoagulant ou antiagrégant ;
– une infection en cours ;
– un état général qui ne permet pas d’opérer dans de bonnes conditions.

2. Peut-on être “trop jeune” pour une blépharoplastie ?

Pas vraiment. Ce n’est pas l’âge qui décide, mais l’anatomie. Certaines personnes ont très tôt des poches sous les yeux par exemple. À l’inverse, passé un certain âge, la chirurgie peut être déconseillée si l’œil est fragile ou si l’état de santé ne le permet pas.

3. Une sécheresse oculaire légère empêche-t-elle toujours d’opérer ?

Non. Une sécheresse légère et bien contrôlée n’interdit pas forcément la chirurgie. En revanche, elle doit être identifiée avant l’intervention, traitée si besoin, et intégrée dans le choix du geste. On opère différemment un œil sec.

4. Peut-on opérer une paupière inférieure si l’œil est “rond” ou proéminent ?

Oui, parfois, mais avec prudence. Un œil proéminent ou une paupière inférieure peu tonique  (une sangle peu tonique dit-on) augmente le risque d’œil rond ou de paupière tirée vers le bas (ectropion). Dans certains cas, il faut donc associer un geste de soutien (une canthopexie) et être particulièrement minutieux.