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Les 3 erreurs fréquentes en blépharoplastie inférieure

La blépharoplastie inférieure ne pardonne pas l’à-peu-près. La paupière du bas est fine, mobile et soumise à des forces qui l’attirent naturellement vers le bas. Quelques millimètres de tension excessive peuvent suffire à modifier le regard.

Il faut donc préserver l’équilibre de toute la paupière pour obtenir un résultat harmonieux, mais aussi protéger correctement l’œil.

Voici trois erreurs que je rencontre régulièrement dans les complications de cette chirurgie du regard : 

Dr Koppe chirurgien blepharoplastie à lyon vienne

Erreur n° 1 : retirer trop de peau

L’erreur la plus classique consiste à considérer chaque pli comme un excès de peau à supprimer.

Pendant l’intervention, le patient est allongé. Dans cette position, la joue et la pommette remontent légèrement. La paupière inférieure paraît alors mieux soutenue et la quantité de peau que l’on pense pouvoir retirer peut être surévaluée.

Lorsque le patient se remet debout, la pommette reprend sa position habituelle. Si trop de peau a été enlevée, la paupière peut être attirée vers le bas. Le bord palpébral descend, le blanc de l’œil devient plus visible et le regard s’arrondit. 

Dans les formes les plus importantes, la paupière peut se décoller du globe : c’est l’ectropion.

Il ne s’agit pas seulement d’un problème esthétique. Une paupière qui ne repose plus correctement contre l’œil protège moins bien la cornée et répartit moins efficacement les larmes. 

Des irritations, un larmoiement ou une sécheresse oculaire peuvent apparaître.

La prudence est donc essentielle

Un résultat naturel avec la blépharoplastie repose davantage sur le respect des tissus que sur leur suppression maximale.

➡️Cette logique est différente de celle d’une blépharoplastie supérieure, où un excès cutané réel peut généralement être évalué et retiré avec une marge de sécurité (un peu) plus confortable. Ceci dit, certaines erreurs peuvent aussi être commises en blépharoplastie supérieure…

 

Erreur n° 2 : confondre peau relâchée et paupière relâchée

Une paupière inférieure peut paraître distendue sans que la peau soit seule responsable.

Avec le temps, la sangle palpébrale perd parfois de sa tonicité. La paupière devient plus lâche, s’éloigne légèrement du globe ou revient moins rapidement en place lorsqu’on la mobilise. 

La joue peut également descendre et ne plus soutenir suffisamment la jonction entre la paupière et la pommette.

Dans cette situation, enlever uniquement de la peau revient à traiter la conséquence sans corriger la cause : la paupière reste insuffisamment soutenue et la cicatrice cutanée peut exercer une traction supplémentaire vers le bas.

Avant toute opération, il faut donc examiner :

  • la tonicité de la paupière ;
  • la stabilité de son coin externe ;
  • sa position contre le globe ;
  • la qualité de la peau ;
  • le soutien apporté par la pommette ;
  • l’existence éventuelle d’une sécheresse oculaire.

Lorsque la sangle palpébrale est relâchée, une canthopexie ou une cantoplastie peut être nécessaire pour la stabiliser. 

Dans d’autres cas, le traitement doit également tenir compte de la descente de la joue avec un lifting malaire.

 

Erreur n° 3 : passer systématiquement sous les cils pour retirer des poches

Avec une voie sous-ciliaire, l’incision est placée juste sous les cils. Elle devient généralement discrète, mais cet abord traverse la peau puis le muscle orbiculaire pour atteindre les poches graisseuses.

Cette technique peut être indiquée lorsqu’il faut véritablement retirer de la peau, retendre certains tissus ou réaliser plusieurs corrections en même temps. 

En revanche, elle n’est pas forcément justifiée lorsque le problème se limite à des poches graisseuses.

Dans ce cas, il est souvent possible de passer par l’intérieur de la paupière grâce à une voie transconjonctivale. Il n’y a alors aucune incision cutanée et le muscle orbiculaire est préservé.

La bonne question n’est donc pas : “Quelle est la meilleure technique ?”, mais : “Quelle est la technique la moins traumatique permettant de corriger précisément ce regard ?”

 

Une blépharoplastie réussie commence avant l’opération

La paupière inférieure ne doit jamais être analysée isolément. Elle fonctionne avec le coin externe de l’œil, le muscle orbiculaire, la pommette et la surface oculaire.

Lorsqu’une blépharoplastie inférieure ratée entraîne un œil rond, une rétraction ou un ectropion, la réparation est souvent plus complexe que l’intervention initiale. Il peut être nécessaire de libérer les tissus cicatriciels, de renforcer la sangle palpébrale, de remonter la joue ou d’apporter de la peau lorsque celle-ci manque.

La meilleure manière de traiter ces complications reste donc de les prévenir : poser le bon diagnostic, choisir un geste adapté et rester conservateur.

L’expérience du chirurgien compte donc énormément.

Dr. Koppe chirurgien spécialiste du regard explique les erreurs fréquentes en blépharoplastie inférieure

FAQ – Blépharoplastie inférieure

1. Comment savoir si mes poches nécessitent une opération par l’intérieur de la paupière ?

La voie transconjonctivale est surtout adaptée lorsque les poches graisseuses sont présentes sans excès cutané important. Si la peau, la sangle palpébrale ou la joue doivent également être corrigées, une autre stratégie peut être nécessaire.

2. Un œil rond après une blépharoplastie peut-il se corriger seul ?

Un léger abaissement lié à l’œdème peut s’améliorer au cours des premières semaines. En revanche, une paupière durablement abaissée, décollée de l’œil ou associée à une irritation doit être examinée sans attendre plusieurs mois.

3. Pourquoi une complication de la paupière inférieure est-elle difficile à réparer ?

Parce qu’elle résulte rarement d’un seul problème. Un manque de peau, une cicatrice rétractile, un relâchement de la sangle palpébrale et une descente de la joue peuvent se cumuler. La réparation doit alors reconstruire un équilibre, et pas seulement retendre la paupière.

4. Quels soins après une blépharoplastie inférieure ?

Les soins postopératoires permettent de limiter le gonflement, de protéger l’œil et de favoriser une bonne cicatrisation. Retrouvez tous mes conseils dans l’article consacré aux  soins après une blépharoplastie.