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Blépharoplastie : pourquoi faut-il arrêter de fumer avant l’opération ?

Vous envisagez une chirurgie des paupières et vous fumez ? Parmi les consignes préopératoires, l’arrêt du tabac n’est pas un détail administratif glissé au milieu d’une longue liste. Le tabac agit directement sur l’oxygénation des tissus, la cicatrisation et le risque de complications.

Et l’arrêt ne concerne pas seulement les jours qui précèdent l’intervention : il doit aussi être poursuivi après l’opération, pendant la cicatrisation.

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Tabac et cicatrisation : pourquoi font-ils si mauvais ménage ?

Pour cicatriser correctement, les tissus ont besoin d’être bien vascularisés et suffisamment oxygénés. Or, le tabac agit précisément dans le mauvais sens.

La nicotine provoque notamment une vasoconstriction, c’est-à-dire une diminution du calibre des petits vaisseaux sanguins. D’autres composants de la fumée perturbent également l’oxygénation des tissus. 

Résultat : la plaie chirurgicale reçoit moins facilement les éléments nécessaires à sa réparation et sa cicatrisation.

Le tabagisme est ainsi associé à davantage de complications postopératoires et de troubles de cicatrisation. L’arrêt préopératoire permet d’en réduire le risque.

Bref : lorsqu’on demande à une cicatrice de faire du beau travail, autant ne pas lui couper les vivres.

 

 

Pourquoi le tabac est-il particulièrement gênant après une blépharoplastie ?

Qu’il s’agisse d’une blépharoplastie supérieure ou d’une blépharoplastie inférieure, nous opérons des tissus fins, délicats et très visibles.

Une mauvaise cicatrisation d’une blépharoplastie peut se traduire par une cicatrice plus inflammatoire ou plus longue à évoluer, une désunion de la plaie ou, plus rarement, des complications tissulaires plus importantes.

Le tabac ne signifie évidemment pas qu’une complication surviendra systématiquement. Il ajoute en revanche un facteur de risque parfaitement évitable au moment où l’on cherche justement à réunir les meilleures conditions possibles.

C’est pourquoi l’arrêt du tabac fait pleinement partie de la façon de préparer sa blépharoplastie.

➡️ Voir aussi Soleil et cicatrisation

 

Combien de temps avant une blépharoplastie faut-il arrêter de fumer ?

Plus l’arrêt est précoce, mieux c’est.

Les recommandations périopératoires montrent qu’un arrêt de plusieurs semaines avant une intervention améliore déjà les paramètres liés au risque chirurgical. Un arrêt de 3 à 4 semaines apporte un bénéfice mesurable, tandis qu’une durée plus longue peut encore diminuer certaines complications.

En pratique, les consignes exactes sont adaptées au patient, à son tabagisme et à l’intervention prévue. Même un arrêt tardif reste préférable à l’absence d’arrêt : il ne faut donc pas se dire qu’il est « trop tard » pour commencer.

 

Et après l’opération ? Pas question de rallumer tout de suite

C’est un point parfois oublié : avoir tenu jusqu’au jour J ne suffit pas.

La cicatrisation continue pendant plusieurs semaines. Reprendre immédiatement le tabac revient donc à réintroduire un facteur défavorable alors que les tissus sont encore en pleine réparation. La HAS recommande de poursuivre le sevrage pendant la période nécessaire à la cicatrisation.

Le délai précis de reprise éventuelle doit être discuté avec votre chirurgien.

 

Anesthésie de la blépharoplastie et tabac : y a-t-il également un risque ?

Oui. Le lien entre anesthésie et tabac ne concerne pas uniquement la cicatrice. Le tabagisme augmente aussi certains risques respiratoires périopératoires, notamment en raison de ses effets sur les bronches et les poumons. L’arrêt plusieurs semaines avant l’intervention contribue à diminuer ces complications.

Même pour une chirurgie courte avec anesthésie locale, il est donc important d’informer précisément le chirurgien et l’anesthésiste de votre consommation.

 


FAQ

Peut-on vapoter avant une blépharoplastie ?

La cigarette électronique n’est pas nécessairement une solution de remplacement autour d’une chirurgie, notamment lorsqu’elle contient de la nicotine. Celle-ci conserve son effet vasoconstricteur. Il faut donc signaler également le vapotage à votre chirurgien.

Faut-il dire à son chirurgien que l’on fume seulement quelques cigarettes ?

Oui. Même une consommation occasionnelle mérite d’être mentionnée. Le but n’est évidemment pas de vous faire la morale, mais d’évaluer correctement les facteurs pouvant influencer l’intervention et la cicatrisation.

Que faire si je n’arrive pas à arrêter avant l’intervention ?

Dites-le simplement lors de la consultation avec le chirurgien. Selon votre consommation et le type de chirurgie prévu, nous pourrons discuter de la conduite à tenir et, si nécessaire, des moyens d’accompagnement au sevrage. Mieux vaut une information exacte qu’un tabagisme soigneusement caché… qui, lui, ne disparaît malheureusement pas du dossier biologique.