Poches malaires : les traitements efficaces
On les remarque souvent sans savoir les nommer. Ces petits gonflements situés au sommet des pommettes, juste sous les yeux, donnent un air fatigué, parfois triste, même lorsque tout va bien. Ces formes de poches sous les yeux sont des poches malaires. Souvent confondues avec les cernes ou les hernies graisseuses, elles relèvent pourtant de mécanismes bien spécifiques. Le traitement des poches malaires l’est donc tout autant.
Qu’est-ce qu’une poche malaire ?
Les poches malaires correspondent à un gonflement localisé en haut de la pommette, formant un petit croissant plus ou moins visible.
Elles peuvent être légèrement colorées, fluctuantes (plus marquées le matin) et associées à un aspect de peau froissée ou relâchée de la peau.
Contrairement aux poches graisseuses classiques, la poche malaire sous les yeux est avant tout liée à :
– Une accumulation de fluide,
– Un défaut de drainage lymphatique,
– Un relâchement cutané localisé.

Avant après opération des paupières supérieures et inférieures avec traitement des poches malaires.
Pourquoi apparaissent les poches malaires ?
Le vieillissement naturel
Avec le temps, la peau perd en élasticité, et certains facteurs accélèrent ce phénomène comme l’exposition solaire chronique, le tabac (facteur majeur), l’alcool, mais aussi la génétique propre à chacun.
Résultat : la peau se relâche et laisse apparaître ces fameuses poches.
Le rôle des injections d’acide hyaluronique
C’est un point essentiel, et pourtant largement sous-estimé.
J’ai pu remarquer dans ma pratique que les poches malaires sont souvent liées à d’anciennes injections d’acide hyaluronique au niveau des cernes et/ou des pommettes.
Pourquoi ? Parce que l’acide hyaluronique agit comme une éponge : il attire l’eau, il la retient, surtout dans une zone déjà mal drainée.
Même plusieurs années après une injection, il peut persister et provoquer cet appel d’eau chronique.
➡️ C’est la raison pour laquelle un interrogatoire précis est fondamental ! D’autant que les patients ne se souviennent pas toujours de leurs injections…
Quel traitement pour les poches malaires ?
Vous l’aurez compris, le traitement des poches malaires ne repose jamais sur une solution unique.
Tout dépend de la cause.
#1 Première étape : éliminer l’acide hyaluronique
En cas de doute, c’est toujours la priorité.
On réalise une injection de hyaluronidase, une enzyme qui dissout l’acide hyaluronique.
Le geste, réalisé à mon cabinet à Lyon ou Vienne, est rapide (environ 30 minutes), bien toléré (peu ou pas douloureux), et donne d’excellents résultats.
L’effet est visible rapidement, mais il faut compter environ deux semaines pour que l’œdème disparaisse complètement, et que la peau se redrape (si elle est de bonne qualité).
➡️Dans certains cas, ce traitement suffit à corriger durablement ce type de poches.
#2 Si les poches malaires persistent : adapter la prise en charge
Après une première étape de traitement (notamment par hyaluronidase si nécessaire), une consultation de contrôle est indispensable.
C’est à ce moment-là que tout se décide, en fonction de ce qu’il reste réellement.
Trois situations peuvent se présenter :
- Il reste encore de l’acide hyaluronique. Dans ce cas, on réalise simplement une nouvelle injection de hyaluronidase pour terminer le travail.
- Les poches malaires persistent : le traitement devient alors chirurgical via un lifting malaire.
- On peut également traiter en parallèle les poches graisseuses avec une blépharoplastie inférieure ou un cerne creux (microfat) pour harmoniser l’ensemble du regard et du visage.
Traitement des poches malaires à Lyon
Les poches malaires ne sont pas une fatalité.
– Dans de nombreux cas, une simple injection de hyaluronidase peut suffire à corriger les poches malaires.
– Quand elles sont associées à un relâchement, un lifting malaire, combiné parfois à une blépharoplastie inférieure ou à un comblement du cerne permet de retrouver un regard plus net, plus reposé.
Tout l’enjeu est là : comprendre avant d’agir.